Les peptides sont devenus l’un des sujets majeurs de la lutte antidopage. Beaucoup de sportifs amateurs ignorent que des produits vendus librement en ligne peuvent entraîner une suspension. Voici comment fonctionne la liste de l’Agence mondiale antidopage (AMA) en 2026.
Deux catégories à connaître
S0 : les substances non approuvées
C’est la catégorie « filet de sécurité ». Toute substance pharmacologique qui n’est autorisée comme médicament dans aucun pays est interdite en permanence, même si elle n’est pas nommée. C’est le cas du BPC-157, nommément cité, mais aussi du KPV, du LL-37, du DSIP ou du mélanotan II.
S2 : hormones peptidiques, facteurs de croissance et substances apparentées
Elle vise les peptides qui agissent sur les hormones ou la croissance des tissus :
- Sécrétagogues de l’hormone de croissance : sermoréline, tésamoréline, CJC-1295, ipamoréline, GHRP-1 à 6, hexaréline.
- Fragments de l’hormone de croissance : AOD-9604.
- Facteurs de croissance : IGF-1 et ses analogues, thymosine bêta-4 et ses dérivés (TB-500).
- Hormones de la reproduction : kisspeptine et ses analogues.
Et les GLP-1 ?
Le sémaglutide et le tirzépatide ne figurent pas sur la liste des interdictions à ce jour. Les sportifs doivent néanmoins vérifier chaque année la liste en vigueur, publiée en début d’année par l’AMA.
Les perfusions : attention même avec des produits autorisés
Les perfusions ou injections intraveineuses de plus de 100 mL par période de 12 heures sont interdites, sauf dans le cadre d’un traitement hospitalier. Cela concerne les perfusions de « bien-être » au NAD+ ou au glutathion.
Les pièges pour les sportifs
- La mention « research use only » ne protège de rien : un contrôle positif reste un contrôle positif.
- Les produits vendus en ligne peuvent contenir d’autres substances que celles annoncées.
- Le principe de responsabilité stricte s’applique : le sportif est responsable de toute substance retrouvée dans son organisme.
En France, l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) met à disposition des outils pour vérifier le statut d’un produit.
Sources
- Agence mondiale antidopage, Liste des interdictions.
- Agence française de lutte contre le dopage.
Article publié à titre d’information, il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. War Machine Protocol ne vend aucun produit et ne fournit aucun protocole d’utilisation de substances non autorisées. Avertissement médical.
