L’essentiel
- Nature : analogue de la GHRH de 44 acides aminés
- Médicament : Egrifta, autorisé par la FDA en 2010
- Indication : excès de graisse abdominale chez les personnes vivant avec le VIH et atteintes de lipodystrophie
- Statut UE : pas d’autorisation (demande retirée en 2012)
- Niveau de preuve : Élevé (indication précise)
Très citée dans les milieux du « biohacking » pour la perte de graisse abdominale, la tésamoréline est un vrai médicament, mais pour une indication très précise et uniquement hors d’Europe.
Comment agit-elle ?
Elle imite la GHRH, l’hormone qui commande à l’hypophyse de produire l’hormone de croissance. Elle augmente donc la sécrétion naturelle de GH et d’IGF-1.
Ce que montrent les études
Dans l’essai de phase 3 de 26 semaines publié dans le NEJM en 2007, la graisse viscérale a diminué d’environ 11 % sous tésamoréline contre moins de 1 % sous placebo, chez des patients vivant avec le VIH. Il n’existe pas de données équivalentes chez les personnes en bonne santé.
Effets secondaires
Douleurs articulaires et musculaires, œdèmes, réactions au point d’injection, et effets liés à la hausse de l’IGF-1, dont une baisse possible de la sensibilité à l’insuline.
Statut légal et dopage
En Europe, la demande d’autorisation a été retirée en 2012, l’agence européenne n’ayant pas pu conclure à un rapport bénéfice-risque favorable. La tésamoréline est nommément interdite dans le sport (catégorie S2).
Sources
- EMA, retrait de la demande d’autorisation d’Egrifta, 2012.
- Falutz J et al., Metabolic effects of a growth hormone-releasing factor in patients with HIV, NEJM, 2007.
- Agence mondiale antidopage, Liste des interdictions 2026.
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