Mis à jour le 6 octobre 2026 · Par la rédaction · Notre méthode
Ozempic est devenu en quelques années le médicament le plus cité dès qu’on parle de perte de poids. Pourtant, en Europe, il n’est autorisé que pour une seule maladie : le diabète de type 2. Indications, efficacité mesurée dans les essais, effets secondaires, prix, remboursement en France et en Belgique, faux stylos : voici ce que disent les autorités de santé et les études, à jour en octobre 2026.
Ce qu’il faut retenir
- Ozempic (sémaglutide, Novo Nordisk) est autorisé dans l’UE depuis 2018 pour le seul diabète de type 2 de l’adulte.
- Son usage pour maigrir sans diabète est hors AMM ; l’ANSM estime ce mésusage à 1,5 % des patients.
- Essais : -26 % d’événements cardiovasculaires (SUSTAIN 6), -24 % d’aggravation rénale (FLOW) chez des diabétiques.
- Effets secondaires surtout digestifs ; la NOIAN (atteinte du nerf optique) est un effet très rare reconnu par l’EMA en 2025.
- France : 77,60 € le stylo, remboursé à 30 % sous conditions ; Belgique : autorisation de la mutualité exigée depuis le 1er février 2026.
Ozempic, c’est quoi ?
Ozempic est un médicament injectable du laboratoire danois Novo Nordisk. Sa substance active s’appelle le sémaglutide. Il a reçu son autorisation de mise sur le marché (AMM) dans l’Union européenne le 8 février 2018, selon l’Agence européenne des médicaments (EMA).
Le sémaglutide appartient à la famille des agonistes du récepteur du GLP-1, souvent appelés « analogues du GLP-1 ». Le GLP-1 est une hormone fabriquée naturellement par l’intestin après un repas. Le médicament imite son action. Concrètement, selon l’EMA, il aide le pancréas à libérer plus d’insuline en réponse à la nourriture, ce qui fait baisser le taux de sucre dans le sang. Il ralentit aussi la vidange de l’estomac et diminue l’appétit, d’où son effet sur le poids.
Ozempic se présente sous forme de stylo prérempli, avec une injection sous la peau une fois par semaine. Pour comprendre toute la famille de ces traitements, consultez notre guide complet des GLP-1.
Pour qui Ozempic est-il autorisé ?
Dans l’Union européenne
Selon le résumé des caractéristiques du produit (RCP) validé par l’EMA, Ozempic est indiqué chez l’adulte atteint de diabète de type 2 insuffisamment contrôlé, en complément d’un régime alimentaire et d’une activité physique. Il peut être utilisé seul quand la metformine (le traitement de première intention) ne convient pas, ou en association avec d’autres médicaments du diabète. Le RCP précise aussi que le sémaglutide « n’est pas un substitut de l’insuline » (traduit par nos soins).
Fin 2024, l’EMA a donné un avis favorable pour intégrer dans la notice les résultats de l’essai FLOW sur les reins (voir plus bas), selon Novo Nordisk.
En France
Ozempic est un médicament de liste I, délivré uniquement sur ordonnance. Il n’est remboursé que dans certaines situations, définies par la Haute Autorité de santé (HAS) : en association avec la metformine, avec metformine et sulfamide, ou avec metformine et insuline basale. Pas en monothérapie.
Depuis le 1er février 2025, le médecin doit en plus attester, pour que l’ordonnance soit remboursée, que le patient a au moins 18 ans, qu’il a un diabète de type 2 insuffisamment contrôlé et que la prescription respecte les indications remboursables, selon le Vidal.
En Belgique
Ozempic y est remboursé pour le diabète de type 2. Mais depuis le 1er février 2026, l’INAMI exige une autorisation préalable du médecin-conseil de la mutualité, y compris pour les patients diabétiques suivis dans un « trajet de soins diabète ». La mesure vise aussi Rybelsus, Trulicity, Victoza et Xultophy. Objectif affiché : mettre fin au « détournement important de leur remboursement en dehors de l’indication d’un diabète (perte de poids) ».
Ozempic pour maigrir : est-ce autorisé ?
Non. Prescrire Ozempic à une personne sans diabète, pour perdre du poids, est un usage hors AMM : en dehors de ce que l’autorisation prévoit. Ce n’est pas interdit en soi au médecin, mais c’est sous sa responsabilité, sans remboursement, et sans que le rapport bénéfice/risque ait été validé dans cette situation pour ce produit.
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et l’Assurance maladie ont été très claires : « Ozempic doit être prescrit uniquement dans le diabète de type 2 insuffisamment contrôlé ». L’ANSM ajoute : « Le détournement de ce médicament pour perdre du poids a un impact direct sur sa disponibilité pour les patients diabétiques ».
Le phénomène est mesuré. Entre octobre 2021 et septembre 2022, environ 1 % des personnes ayant reçu Ozempic en France ne semblaient pas diabétiques, selon les données de l’Assurance maladie relayées par l’ANSM. Dans un point publié en 2024 et mis à jour en janvier 2026, l’agence estime ce mésusage à 1,5 % des patients, un chiffre probablement sous-estimé. Elle prévient : « L’ANSM reste vigilante au regard de la prescription croissante et des risques associés aux aGLP-1 ».
Pour la perte de poids, il existe un médicament autorisé à base de la même molécule : Wegovy. Il a reçu son AMM européenne en janvier 2022 pour les adultes en obésité (IMC ≥ 30) ou en surpoids (IMC entre 27 et 30) avec au moins une complication liée au poids, selon l’EMA. En France, Wegovy (comme Mounjaro) est remboursé depuis le 15 juin 2026, mais dans un cadre très restreint : IMC ≥ 40, ou ≥ 35 avec une maladie associée, après échec d’une prise en charge nutritionnelle, et première prescription réservée à des médecins de centres spécialisés de l’obésité ou de CHU, indique Service-Public.fr.
Quelle est l’efficacité d’Ozempic ?
Sur la glycémie et le poids
Le programme d’essais cliniques d’Ozempic s’appelle SUSTAIN. Le critère principal est l’HbA1c, ou hémoglobine glyquée : une prise de sang qui reflète la glycémie moyenne des 2 à 3 derniers mois.
- SUSTAIN 7 a comparé le sémaglutide au dulaglutide (Trulicity), un autre GLP-1, chez environ 600 patients pendant 40 semaines. Résultat : une baisse de l’HbA1c de 1,8 point avec le sémaglutide contre 1,4 point avec le dulaglutide, et une perte de poids moyenne de 6,5 kg contre 3 kg. « Cette étude montre qu’il existe des différences importantes au sein de la classe des agonistes du GLP-1, tant pour l’efficacité glycémique que pour la perte de poids », a commenté l’investigateur Richard Pratley (traduit par nos soins).
- SUSTAIN FORTE (961 patients, 40 semaines) a évalué la dose la plus élevée d’Ozempic : baisse de l’HbA1c de 2,2 points et perte de poids moyenne de 6,9 kg. Environ 6 patients sur 10 ont perdu plus de 5 % de leur poids.
Attention : ces chiffres sont des moyennes d’essais chez des personnes diabétiques. Ils ne préjugent pas du résultat chez une personne donnée.
Sur le cœur
Dans l’essai SUSTAIN 6, mené chez des diabétiques à haut risque cardiovasculaire, le sémaglutide a réduit de 26 % le risque du critère combiné « décès cardiovasculaire, infarctus non mortel ou AVC non mortel » par rapport au placebo, selon le RCP européen.
Sur les reins
L’essai FLOW, publié en mai 2024 dans le New England Journal of Medicine, a suivi 3 533 adultes diabétiques ayant une maladie rénale chronique, pendant 3,4 ans en médiane. Le sémaglutide a réduit de 24 % le risque d’aggravation grave de la maladie rénale (insuffisance rénale, forte baisse de la fonction rénale ou décès d’origine rénale ou cardiovasculaire), et de 29 % le risque de décès cardiovasculaire. Selon Novo Nordisk, les décès toutes causes ont aussi baissé de 20 %.
En France, la HAS a réévalué Ozempic en septembre 2026 et lui reconnaît une amélioration du service médical rendu mineure (ASMR IV) chez les diabétiques ayant aussi une maladie rénale chronique, selon la base de données publique des médicaments.
Ce que les études ne disent pas
- Elles ne portent pas sur l’amaigrissement des personnes non diabétiques avec Ozempic. Les grands essais sur la perte de poids (programme STEP) ont été menés avec Wegovy, à une dose plus élevée.
- Les durées sont limitées : 40 semaines pour SUSTAIN 7 et FORTE, quelques années pour SUSTAIN 6 et FLOW. Le recul sur plusieurs décennies n’existe pas encore.
- Le bénéfice est modeste pour la HAS dans le diabète courant : dans son avis d’août 2025, elle écrit que « Le rapport efficacité/effets indésirables est modéré » et n’accorde pas d’amélioration par rapport aux présentations existantes (ASMR V).
- Les essais sont financés par le fabricant, comme c’est la règle pour l’enregistrement d’un médicament.
Quels sont les effets secondaires d’Ozempic ?
Les effets indésirables sont surtout digestifs. Ils apparaissent le plus souvent en début de traitement ou lors des augmentations de dose, et s’atténuent souvent avec le temps. Selon la notice et le RCP européens :
- Très fréquents (plus d’1 personne sur 10) : nausées, diarrhées.
- Fréquents (jusqu’à 1 personne sur 10) : vomissements, douleurs abdominales, hypoglycémie (baisse du sucre dans le sang), surtout en association avec l’insuline ou un sulfamide.
- Très rare (jusqu’à 1 personne sur 10 000) : la NOIAN, une atteinte du nerf optique pouvant entraîner une perte de vision. Le comité de pharmacovigilance de l’EMA (PRAC) l’a classée comme effet indésirable « très rare » du sémaglutide en juin 2025.
D’autres effets, moins courants, sont listés : troubles du goût, réactions au point d’injection, accélération du pouls. Parmi les effets graves surveillés figurent aussi la pancréatite aiguë (inflammation du pancréas), les calculs biliaires, les réactions allergiques sévères (anaphylaxie), l’occlusion intestinale et l’aggravation d’une rétinopathie diabétique (maladie de l’œil liée au diabète). L’ANSM rappelle que le médicament « peut entraîner des effets indésirables potentiellement graves, tels que des troubles gastro-intestinaux, des pancréatites ou des hypoglycémies ».
Quand consulter sans attendre ?
- Douleur au ventre intense et persistante, parfois irradiant dans le dos, avec ou sans vomissements : possible pancréatite.
- Perte de vision brutale ou baisse rapide de la vue. L’EMA est explicite : « Si des patients constatent une perte soudaine de la vision ou une dégradation rapide de leur vue pendant un traitement par sémaglutide, ils doivent contacter leur médecin sans délai » (traduit par nos soins).
- Gonflement du visage, de la gorge, difficulté à respirer : réaction allergique.
- Vomissements ou diarrhées importants : risque de déshydratation, qui peut abîmer les reins.
Pour limiter l’inconfort digestif, l’alimentation joue un rôle : voir notre guide que manger sous GLP-1.
Quelles sont les contre-indications et précautions ?
La seule contre-indication formelle inscrite au RCP est l’allergie au sémaglutide ou à l’un des composants. Mais plusieurs précautions comptent :
- Grossesse : le médicament ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. En cas de projet de grossesse, la notice demande de l’arrêter au moins deux mois avant, car il reste longtemps dans l’organisme.
- Anesthésie et sédation : parce qu’il ralentit la vidange de l’estomac, le sémaglutide augmente le risque d’inhalation du contenu gastrique (passage dans les poumons) lors d’une anesthésie générale ou d’une sédation profonde, selon le RCP. Signalez toujours votre traitement avant une opération ou une endoscopie.
- Antécédent de pancréatite : prudence ; en cas de pancréatite confirmée sous traitement, il ne doit pas être repris.
- Rétinopathie diabétique : une amélioration rapide de la glycémie peut l’aggraver temporairement ; un suivi ophtalmologique est recommandé.
- Thyroïde : chez les rongeurs, des tumeurs des cellules C de la thyroïde (à l’origine du cancer médullaire) ont été observées. Selon le RCP, la pertinence pour l’humain est « considérée comme faible, mais ne peut être totalement exclue » (traduit par nos soins).
Combien coûte Ozempic et est-il remboursé ?
| France | Belgique | |
|---|---|---|
| Prix public | 77,60 € par stylo (base de données publique des médicaments, septembre 2026) | 104,25 € par mois sans remboursement (Test-Achats, avril 2026) |
| Remboursement | 30 %, uniquement dans le diabète de type 2 et en association | Diabète de type 2 uniquement, avec autorisation préalable du médecin-conseil depuis le 1er février 2026 |
| Usage pour maigrir | Hors AMM, non remboursé | Hors AMM, non remboursé |
En France, le taux de remboursement de 30 % correspond au service médical rendu « modéré » retenu par la HAS. La part restante peut être prise en charge par une complémentaire santé, ou différemment selon la situation du patient. En Belgique, Test-Achats note que, sans remboursement, Ozempic revient moins cher que Wegovy en début de traitement.
Comment se passe un traitement par Ozempic ?
Nous ne donnons volontairement aucune dose : elle est fixée et ajustée par le médecin. Retenez les grandes étapes :
- Une prescription médicale est obligatoire, après bilan du diabète.
- Une injection par semaine, le même jour, sous la peau (ventre, cuisse ou haut du bras). Notre guide comment faire une injection d’Ozempic, Wegovy ou Mounjaro détaille les gestes.
- Une augmentation progressive de la dose, décidée par le médecin, pour limiter les troubles digestifs.
- Une conservation au réfrigérateur (entre 2 et 8 °C) avant la première utilisation, sans congeler. Pour les déplacements, voir notre test de trousses isothermes.
- Un suivi régulier : HbA1c, poids, fonction rénale, examen des yeux si rétinopathie.
Que se passe-t-il à l’arrêt d’Ozempic ?
Pour la glycémie, l’arrêt expose à une remontée du sucre sanguin si aucun autre traitement ne prend le relais : la décision doit être prise avec le médecin.
Pour le poids, la donnée la plus solide vient de l’extension de l’essai STEP 1 (avec Wegovy, chez des personnes non diabétiques), publiée en 2022 dans Diabetes, Obesity and Metabolism. Les participants avaient perdu en moyenne 17,3 % de leur poids en 68 semaines. Un an après l’arrêt, ils en avaient repris environ les deux tiers. Les auteurs, dont John Wilding, concluent que ces résultats « confirment le caractère chronique de l’obésité et suggèrent qu’un traitement continu est nécessaire pour maintenir les améliorations du poids et de la santé » (traduit par nos soins).
Faux Ozempic et achats en ligne : quels risques ?
Le succès d’Ozempic a attiré les contrefacteurs. Fin 2023, l’EMA a signalé des stylos Ozempic falsifiés en Allemagne, en Autriche et au Royaume-Uni ; l’ANSM précisait alors qu’aucun cas n’avait été rapporté en France. En juin 2024, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé une alerte mondiale sur des sémaglutides falsifiés détectés au Brésil, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Sa directrice générale adjointe, Yukiko Nakatani, a appelé à « cesser toute utilisation de médicaments suspects et à les signaler aux autorités compétentes » (traduit par nos soins).
Un faux stylo peut contenir une autre substance (de l’insuline, par exemple, avec un risque d’hypoglycémie grave), une dose inconnue, ou rien du tout. La règle est simple : Ozempic ne s’obtient qu’avec une ordonnance, en pharmacie. Aucun site, réseau social ou « clinique en ligne » vendant du sémaglutide sans prescription n’est légal. Pour savoir repérer une contrefaçon, lisez notre guide reconnaître un faux stylo Ozempic, Wegovy ou Mounjaro.
Et les génériques ? Les brevets du sémaglutide expirent en 2026 dans plusieurs pays, dont le Canada, le Brésil, la Chine et l’Inde. En Europe, la protection court plus longtemps : la perte d’exclusivité de Novo Nordisk y est attendue en 2031, selon le cabinet de propriété intellectuelle Reddie & Grose. Un « sémaglutide générique » vendu aujourd’hui en ligne en France ou en Belgique n’est donc pas un produit autorisé.
Ozempic, Wegovy, Mounjaro : quelles différences ?
- Ozempic : sémaglutide, Novo Nordisk, autorisé pour le diabète de type 2.
- Wegovy : même molécule, même laboratoire, mais autorisé pour la gestion du poids, avec une dose maximale plus élevée.
- Mounjaro : une autre molécule, le tirzépatide (Eli Lilly), qui agit à la fois sur les récepteurs du GLP-1 et du GIP ; autorisé dans le diabète de type 2 et la gestion du poids, selon l’EMA.
Pour un tableau détaillé, consultez notre comparatif des traitements GLP-1. Et pour les molécules à venir (pilules, triples agonistes), notre point sur les nouveaux traitements GLP-1.
Les questions à poser à votre médecin
- Ozempic est-il adapté à mon diabète, et pourquoi plutôt qu’un autre traitement ?
- Mon traitement actuel (insuline, sulfamide) doit-il être adapté pour éviter les hypoglycémies ?
- Ai-je besoin d’un examen des yeux avant de commencer ?
- Que faire si les nausées ou diarrhées persistent ?
- Dois-je prévenir avant une anesthésie, une coloscopie ou une gastroscopie ?
- Que faire si j’envisage une grossesse ?
- Serai-je remboursé, et quelles démarches faut-il faire (formulaire en France, autorisation de la mutualité en Belgique) ?
Ce qu’il faut retenir
- Ozempic (sémaglutide, Novo Nordisk) est un traitement du diabète de type 2 de l’adulte, injecté une fois par semaine.
- Son usage pour maigrir sans diabète est hors AMM et non remboursé ; le médicament autorisé pour le poids est Wegovy.
- Les essais montrent un effet sur la glycémie, le poids, et une réduction du risque cardiovasculaire (SUSTAIN 6) et rénal (FLOW) chez les diabétiques.
- Les effets secondaires sont surtout digestifs ; certains, rares, sont graves (pancréatite, NOIAN).
- En France : 77,60 € le stylo, remboursé à 30 % sous conditions. En Belgique : autorisation de la mutualité obligatoire depuis février 2026.
- Jamais d’achat hors pharmacie : les faux stylos circulent.
D’autres questions ? Notre FAQ sur les GLP-1 y répond.
Cet article a une visée d’information et ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
Questions fréquentes
Ozempic, c’est quoi exactement ?
Ozempic est un médicament injectable à base de sémaglutide, fabriqué par Novo Nordisk. Il imite une hormone intestinale, le GLP-1, qui aide le pancréas à libérer de l’insuline après les repas et diminue l’appétit. Il est autorisé en Europe pour traiter le diabète de type 2 de l’adulte.
Peut-on prendre Ozempic pour maigrir ?
Pas dans le cadre de son autorisation : chez une personne non diabétique, c’est un usage hors AMM, non remboursé. L’ANSM rappelle qu’Ozempic doit être prescrit uniquement dans le diabète de type 2 insuffisamment contrôlé. Le médicament à base de sémaglutide autorisé pour la perte de poids est Wegovy.
Quelle est la différence entre Ozempic et Wegovy ?
Les deux contiennent du sémaglutide et sont fabriqués par Novo Nordisk. Ozempic est autorisé pour le diabète de type 2, Wegovy pour la gestion du poids, avec une dose maximale plus élevée. Leurs conditions de remboursement sont différentes.
Quels sont les effets secondaires les plus fréquents d’Ozempic ?
Les nausées et les diarrhées touchent plus d’une personne sur dix selon la notice européenne. Vomissements et douleurs abdominales sont fréquents. Des effets rares mais graves existent, comme la pancréatite ou, très rarement, une atteinte du nerf optique (NOIAN) : toute douleur abdominale intense ou baisse brutale de la vue impose de consulter.
Ozempic est-il remboursé en France ?
Oui, mais uniquement dans le diabète de type 2 et en association avec d’autres traitements, à 30 % selon la base de données publique des médicaments. Depuis février 2025, le médecin doit attester que la prescription respecte ces conditions. Pour maigrir, il n’est pas remboursé.
Ozempic est-il remboursé en Belgique ?
Il est remboursé pour les patients atteints de diabète de type 2. Depuis le 1er février 2026, l’INAMI exige une autorisation préalable du médecin-conseil de la mutualité. Il n’est pas remboursé dans le traitement de l’obésité.
Reprend-on du poids à l’arrêt ?
Les études le suggèrent. Dans l’extension de l’essai STEP 1, menée avec Wegovy, les participants avaient repris environ les deux tiers du poids perdu un an après l’arrêt. Toute décision d’arrêt doit être discutée avec le médecin, notamment pour l’équilibre du diabète.
Peut-on acheter Ozempic en ligne ?
Non : Ozempic est un médicament sur ordonnance, délivré en pharmacie. L’EMA, l’ANSM et l’OMS ont signalé des stylos falsifiés en circulation, qui peuvent contenir une autre substance ou une dose inconnue. Les génériques de sémaglutide ne sont pas autorisés en Europe, où la protection court jusqu’en 2031 selon les spécialistes en brevets.
Sources
- EMA — Ozempic, EPAR (fiche du médicament), mise à jour août 2026
- EMA — Ozempic, résumé des caractéristiques du produit et notice (EN)
- EMA — PRAC : la NOIAN est un effet indésirable très rare du sémaglutide, juin 2025
- EMA — Wegovy, EPAR
- EMA — Mounjaro, EPAR
- ANSM — Ozempic : un médicament à utiliser uniquement dans le traitement du diabète de type 2, 2023 (mis à jour avril 2024)
- ANSM — Analogues du GLP-1 : point sur la surveillance des effets indésirables graves et mésusages, 2024 (mis à jour janvier 2026)
- ANSM — L'EMA alerte sur la circulation de stylos Ozempic falsifiés, octobre 2023
- HAS — Avis de la Commission de la transparence Ozempic, 27 août 2025
- Base de données publique des médicaments — Ozempic 0,5 mg (prix, remboursement), septembre 2026
- Base de données publique des médicaments — Ozempic 1 mg (prix, remboursement), septembre 2026
- Vidal — Ozempic, Victoza, Trulicity : nouveau dispositif de prescription à partir du 1er février 2025
- Service-Public.fr — Remboursement de Wegovy et Mounjaro dans l'obésité depuis le 15 juin 2026
- La Revue du praticien — Ozempic, Victoza, Trulicity : les initiations de traitement suspendues, décembre 2023
- INAMI — Une autorisation de la mutualité sera indispensable pour le remboursement d'Ozempic et des autres GLP-1 à partir du 1er février, janvier 2026
- INAMI — Un remboursement consolidé pour Ozempic et les autres analogues du GLP-1, septembre 2025
- Test-Achats — Prix de Wegovy et d'Ozempic, avril 2026
- Test-Achats — Prescription d'Ozempic, Wegovy et Mounjaro en Belgique, octobre 2025
- Healio — SUSTAIN 7 : semaglutide superior to dulaglutide for lowering HbA1c, mars 2018
- HCPLive — SUSTAIN FORTE, juin 2021
- Pharmaceutical Journal — Essai FLOW (NEJM), mai 2024
- Novo Nordisk (via BioSpace) — Avis favorable du CHMP pour intégrer FLOW au RCP d'Ozempic, décembre 2024
- Wilding et al. — Weight regain after withdrawal of semaglutide: the STEP 1 trial extension, Diabetes Obes Metab, 2022
- ONU Genève — L'OMS alerte sur des sémaglutides falsifiés, juin 2024
- Reddie & Grose — Changes in the Ozempic patent landscape, février 2026
- IQVIA — Off-patent semaglutide in 2026, avril 2026
Page d’information mise à jour régulièrement. Elle ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien, ni la notice de votre médicament. Avertissement médical.