Avec un appétit fortement réduit, chaque repas compte. En 2025, quatre sociétés savantes américaines spécialisées dans la nutrition et l’obésité ont publié un avis conjoint sur l’alimentation des personnes traitées par GLP-1. Voici les grandes lignes.
Priorité aux protéines
Elles limitent la perte de muscle. L’avis évoque des apports de l’ordre de 1,2 à 1,6 g par kilo de poids et par jour pendant la perte de poids, soit souvent 80 à 120 g par jour, à adapter avec un professionnel de santé, notamment en cas de maladie rénale.
- Commencer chaque repas par la source de protéines : viande, poisson, œufs, produits laitiers, tofu, légumineuses.
- Répartir les protéines sur la journée.
- Si l’appétit est très faible, un complément de protéines peut aider.
Fibres et hydratation contre les troubles digestifs
- Légumes, fruits, céréales complètes et légumineuses aident à prévenir la constipation.
- Boire régulièrement : les nausées et la baisse de l’appétit exposent à la déshydratation.
Gérer les nausées
- Manger lentement et en petites portions.
- S’arrêter dès les premiers signes de satiété.
- Limiter les plats très gras ou très sucrés, souvent moins bien tolérés.
- Éviter de se coucher juste après le repas.
Prévenir les carences
En mangeant moins, on risque de manquer de vitamines et minéraux. Une alimentation variée est essentielle, et le médecin peut prescrire des analyses ou un complément si besoin.
Bouger, surtout en musculation
L’activité physique, et en particulier le renforcement musculaire, est l’autre pilier de l’avis. Voir notre guide préserver sa masse musculaire.
Un suivi par un diététicien est recommandé, et il est d’ailleurs exigé en amont du remboursement en France.
Source
- Mozaffarian D et al., Nutritional priorities to support GLP-1 therapy for obesity, avis conjoint ACLM, ASN, OMA et TOS, 2025.
Article publié à titre d’information, il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Ne modifiez jamais un traitement sans avis médical. Avertissement médical.
