Mounjaro (tirzépatide) : efficacité, effets, prix et remboursement en 2026

Mis à jour le 6 octobre 2026 · Par la rédaction · Notre méthode

Mounjaro est le nom commercial du tirzépatide, un médicament injectable du laboratoire Eli Lilly, administré une fois par semaine avec un stylo KwikPen. Autorisé dans l’Union européenne depuis septembre 2022, il est prescrit dans le diabète de type 2 et dans la prise en charge de l’obésité. En France, une partie des patients obèses peut se le faire rembourser depuis le 15 juin 2026, sous conditions strictes. En Belgique, il n’est remboursé que dans le diabète.

Ce qu’il faut retenir

  • Mounjaro contient du tirzépatide, un double agoniste des récepteurs GIP et GLP-1, injecté une fois par semaine.
  • Autorisé dans l’UE depuis 2022 dans le diabète de type 2, puis dans la gestion du poids chez l’adulte (IMC ≥ 30, ou ≥ 27 avec comorbidité).
  • SURMOUNT-5 : -20,2 % de poids en moyenne avec le tirzépatide contre -13,7 % avec le sémaglutide en 72 semaines (étude Lilly).
  • France : remboursé à 65 % depuis le 15 juin 2026 dans l’obésité sévère, sous conditions strictes ; Belgique : remboursé dans le diabète seulement.
  • À l’arrêt, le poids revient en grande partie : +14 % sous placebo en un an dans SURMOUNT-4.

Mounjaro, c’est quoi exactement ?

Mounjaro contient une seule molécule, le tirzépatide. Sa particularité : il agit sur deux récepteurs hormonaux à la fois. L’Agence européenne des médicaments (EMA) explique que le tirzépatide agit comme deux hormones intestinales, le GLP-1 et le GIP, en se liant à leurs récepteurs dans l’organisme. Ces hormones interviennent dans la sécrétion d’insuline après un repas, la sensation de satiété et la vidange de l’estomac.

C’est ce qui le distingue d’Ozempic ou de Wegovy, qui contiennent du sémaglutide et n’agissent que sur le récepteur du GLP-1. On parle pour Mounjaro de « double agoniste GIP/GLP-1 ». Pour situer les différentes molécules, consultez notre dossier complet sur les GLP-1.

Chaque stylo KwikPen contient quatre doses fixes, à raison d’une injection par semaine, selon le service d’information médicale de Lilly. Un stylo couvre donc environ un mois de traitement.

Pour qui Mounjaro est-il autorisé ?

Dans l’Union européenne

Selon l’EMA, Mounjaro est autorisé dans deux situations :

  • Le diabète de type 2 insuffisamment contrôlé, chez l’adulte, l’adolescent et l’enfant à partir de 10 ans, seul ou associé à d’autres antidiabétiques, en complément d’un régime et d’une activité physique.
  • La gestion du poids chez l’adulte, avec un IMC d’au moins 30 kg/m² (obésité), ou entre 27 et 30 kg/m² (surpoids) avec au moins un problème de santé lié au poids.

Et l’apnée du sommeil ? En décembre 2024, l’EMA a reconnu que « Mounjaro améliore l’apnée obstructive du sommeil chez les adultes souffrant d’obésité » (traduit par nos soins). Mais elle a jugé qu’une indication séparée n’était pas nécessaire, ces patients étant déjà couverts par l’indication « gestion du poids ». Les données correspondantes ont été ajoutées aux informations du produit. Il n’existe donc pas, dans l’UE, d’indication « apnée du sommeil » à part entière, contrairement aux États-Unis.

En France

Mounjaro est commercialisé en France depuis novembre 2024, d’abord à prix libre et sans remboursement, selon l’ANSM. Depuis juin 2025, tout médecin peut le prescrire, en initiation comme en renouvellement, à condition de respecter le cadre fixé par l’ANSM : un traitement de deuxième intention, après échec de la prise en charge nutritionnelle, associé à un régime et à de l’activité physique. L’ANSM a supprimé l’obligation de passer par un spécialiste car elle pouvait constituer un frein à l’accès, en raison de délais de consultation parfois importants.

L’agence reste vigilante : « Les cas de mésusages avec les aGLP-1 sont avérés, notamment le détournement à des fins esthétiques par des personnes pour qui ce traitement n’est pas indiqué », écrit l’ANSM, qui ajoute que « ces mésusages peuvent entraîner des effets indésirables parfois graves ».

En Belgique

Mounjaro est disponible en Belgique depuis novembre 2024, sur prescription médicale. Il est remboursé dans le diabète de type 2 depuis le 1er juillet 2025, sous conditions (voir plus bas). Dans l’obésité, aucun remboursement n’est en vigueur.

Combien de poids perd-on avec Mounjaro ?

L’étude de référence s’appelle SURMOUNT-1. Elle a suivi 2 539 adultes obèses ou en surpoids, sans diabète, pendant 72 semaines. Trois doses ont été testées contre un placebo. Résultats moyens, selon l’American College of Cardiology :

  • 5 mg : -15 % du poids ;
  • 10 mg : -19,5 % ;
  • 15 mg : -20,9 % ;
  • placebo : -3,1 %.

À la plus forte dose testée, 56,7 % des participants ont perdu au moins 20 % de leur poids, contre 3,1 % sous placebo.

Ce que les études ne disent pas

  • Ce sont des moyennes. Certains participants perdent beaucoup, d’autres très peu. Aucun résultat individuel n’est garanti.
  • Les essais sont financés par le fabricant. SURMOUNT-1, SURMOUNT-4 et SURMOUNT-5 sont des études Eli Lilly.
  • Le recul reste limité. En 2025 encore, la HAS soulignait des incertitudes sur les bénéfices cliniques à long terme dans l’obésité, en l’absence de données de morbi-mortalité dans cette indication.
  • Le poids perdu n’est pas que de la graisse. Une partie de la masse musculaire peut aussi diminuer, d’où l’intérêt de l’alimentation et de l’activité physique. Nos conseils pratiques : que manger sous GLP-1.

Mounjaro ou Wegovy : lequel fait perdre le plus de poids ?

C’est la question que tout le monde se pose, et un essai y a répondu directement : SURMOUNT-5. Il a comparé, face à face, le tirzépatide et le sémaglutide (la molécule de Wegovy) chez 751 adultes obèses sans diabète, pendant 72 semaines. Résultats publiés par Lilly en mai 2025 :

SURMOUNT-5 (72 semaines)TirzépatideSémaglutide
Perte de poids moyenne-20,2 % (22,8 kg)-13,7 % (15,0 kg)
Participants ayant perdu au moins 15 %64,6 %40,1 %
Tour de taille-18,4 cm-13,0 cm
Arrêts pour effets indésirables6,1 %8,0 %

« Les résultats en face-à-face de SURMOUNT-5 ont démontré que le tirzépatide entraînait une réduction de poids plus importante que le sémaglutide », a commenté le Dr Louis J. Aronne, investigateur principal (traduit par nos soins).

Prudence toutefois : l’étude a été financée par Lilly, et elle ne dit pas lequel des deux convient le mieux à vous. La tolérance, le prix, le remboursement et vos antécédents comptent autant. Pour le détail, lisez nos fiches Wegovy et Ozempic, et notre comparatif des traitements GLP-1.

Que sait-on sur le diabète et le cœur ?

Diabète : SURPASS

Le programme SURPASS a évalué le tirzépatide dans le diabète de type 2. Dans SURPASS-2 (1 879 patients, 40 semaines), l’hémoglobine glyquée (HbA1c) a baissé de 2,01 à 2,30 points selon la dose de tirzépatide, contre 1,86 point avec le sémaglutide 1 mg. La perte de poids était aussi plus importante sous tirzépatide.

En France, la HAS a jugé en mai 2026 que, dans le diabète, Mounjaro n’apportait « pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport à TRULICITY (dulaglutide) ». Elle le réserve à la 2e ou 3e ligne de traitement médicamenteux.

Cœur : SURPASS-CVOT

SURPASS-CVOT a comparé le tirzépatide au dulaglutide (Trulicity), un GLP-1 au bénéfice cardiovasculaire déjà démontré, chez 13 299 diabétiques de type 2 atteints de maladie cardiovasculaire. Résultats publiés dans le New England Journal of Medicine en décembre 2025 :

  • infarctus, AVC ou décès cardiovasculaire : 12,2 % des patients sous tirzépatide, contre 13,1 % sous dulaglutide ;
  • le tirzépatide est donc non inférieur au dulaglutide, mais pas statistiquement supérieur sur ce critère principal ;
  • selon Lilly, la mortalité toutes causes était 16 % plus faible sous tirzépatide, un critère secondaire à interpréter avec prudence.

Aux États-Unis, la FDA a ajouté en août 2026 une indication de réduction du risque cardiovasculaire chez certains diabétiques. Cette indication n’est pas, à notre connaissance, autorisée dans l’UE à ce jour.

Insuffisance cardiaque : SUMMIT

L’essai SUMMIT, publié dans le New England Journal of Medicine en novembre 2024, portait sur des patients obèses souffrant d’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée. Le tirzépatide a réduit de 38 % le critère composite d’événements d’insuffisance cardiaque par rapport au placebo. Il ne s’agit pas d’une indication autorisée en Europe.

Quels sont les effets secondaires de Mounjaro ?

Selon le résumé des caractéristiques du produit (RCP) européen, les effets très fréquents (plus d’une personne sur dix) sont surtout digestifs : nausées, diarrhées, vomissements, douleurs abdominales et constipation. Parmi les autres effets listés figurent notamment les ballonnements, les éructations, le reflux, les sensations vertigineuses, la fatigue, la perte de cheveux et les réactions au point d’injection.

Ces troubles digestifs surviennent surtout en début de traitement et lors des augmentations de dose. Dans SURMOUNT-1, 4,3 % à 7,1 % des participants ont arrêté le traitement à cause d’effets indésirables selon la dose, contre 2,6 % sous placebo.

Le RCP signale aussi des effets plus rares mais sérieux, dont la pancréatite aiguë. Toute douleur abdominale intense et persistante doit faire consulter rapidement.

Contre-indications et précautions : ce qu’il faut savoir

  • Pilule contraceptive. Mounjaro ralentit la vidange de l’estomac, ce qui peut modifier l’absorption des médicaments pris par la bouche. Le RCP européen indique qu’une dose unique de tirzépatide a réduit l’exposition à une pilule combinée, sans ajustement de dose jugé nécessaire. Mais au Royaume-Uni, l’agence MHRA demande aux femmes en surpoids qui prennent Mounjaro et une pilule d’utiliser aussi une contraception non orale, en particulier pendant les quatre semaines suivant le début du traitement et chaque augmentation de dose. L’agence australienne (TGA) a publié une consigne similaire. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.
  • Grossesse. Le tirzépatide n’est pas recommandé pendant la grossesse. Le RCP précise qu’il doit être arrêté au moins un mois avant un projet de grossesse.
  • Pancréatite. En cas de suspicion, le traitement doit être arrêté ; il ne doit pas être repris si elle est confirmée.
  • Anesthésie et sédation. Le RCP demande de tenir compte du risque de contenu résiduel dans l’estomac, dû au ralentissement de la vidange gastrique, avant une anesthésie générale ou une sédation profonde. Signalez toujours votre traitement avant une intervention ou une endoscopie.

Combien coûte Mounjaro et est-il remboursé ?

En France

Depuis le 15 juin 2026, Mounjaro est remboursé à 65 % dans l’obésité, mais seulement pour les adultes qui remplissent toutes ces conditions, selon les arrêtés publiés au Journal officiel du 12 juin 2026 :

  • un IMC initial d’au moins 40 kg/m², ou d’au moins 35 kg/m² avec au moins une comorbidité (diabète de type 2, hypertension, etc.) ;
  • un échec documenté de la prise en charge nutritionnelle (moins de 5 % de poids perdu en six mois) ;
  • une première prescription remboursable faite par un médecin habilité (centre spécialisé de l’obésité, CHU, SMR spécialisé ou endocrinologue lié à un centre). Le renouvellement peut être fait par tout médecin.

Hors de ce cadre, Mounjaro peut toujours être prescrit par un généraliste ou un spécialiste, mais sans prise en charge par l’Assurance maladie.

La HAS avait ouvert la voie en novembre 2025, en reconnaissant une amélioration du service médical rendu mineure (ASMR IV) dans l’obésité. Elle précise que « MOUNJARO (tirzépatide) reste un traitement de seconde intention en association à un régime hypocalorique et à une activité physique, à réserver uniquement aux patients adultes ayant un indice de masse corporelle (IMC) initial ≥ 35 kg/m² ».

Dans le diabète de type 2, Mounjaro est aussi remboursé depuis le 15 juin 2026, en association à la metformine (et éventuellement à un sulfamide ou une insuline basale), et peut être prescrit par tout médecin.

Prix publics fixés en juin 2026, par boîte d’un stylo (quatre doses), selon Vidal :

Dosage du styloPrix public (France)
2,5 mg/dose176,10 €
5 mg/dose237,68 €
7,5 mg/dose et 10 mg/dose335,95 €
12,5 mg/dose et 15 mg/dose433,80 €

La ministre de la Santé Stéphanie Rist a évoqué environ un million de personnes potentiellement concernées et un coût d’« une centaine de millions d’euros » par an pour Wegovy et Mounjaro réunis. Elle a précisé que « quasi tous ces patients sont pris en charge à 100 % » en raison de leurs comorbidités.

En Belgique

L’INAMI rembourse Mounjaro dans le diabète de type 2 depuis le 1er juillet 2025, avec une autorisation préalable du médecin-conseil de la mutualité. Selon le Pr André Scheen (ULiège), les conditions sont plus restrictives que l’autorisation européenne : diabète insuffisamment contrôlé après au moins trois mois de metformine, HbA1c supérieure à 7,5 % et IMC d’au moins 30 kg/m². Depuis le 1er février 2026, une autorisation de la mutualité est exigée pour tous les GLP-1 remboursés dans le diabète.

Dans l’obésité, Mounjaro n’est pas remboursé. En juin 2026, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke a refusé le remboursement de Wegovy dans cette indication, en invoquant notamment la reprise de poids à l’arrêt et le coût. « L’obésité est une maladie chronique qui, comme toutes les autres maladies chroniques, mérite les meilleurs soins et surtout les bons soins », a-t-il déclaré (traduit par nos soins).

Côté prix, Test-Achats indiquait en octobre 2025 qu’il fallait compter entre 179 € et 411 € par mois selon le dosage, à la charge du patient hors remboursement.

Comment se passe le traitement ?

Mounjaro s’injecte sous la peau une fois par semaine. Le traitement commence à faible dose puis augmente par paliers, selon un schéma fixé par le médecin : ne modifiez jamais la dose de vous-même. Selon le RCP, l’injection se fait dans le ventre ou la cuisse ; l’arrière du haut du bras est réservé à une injection faite par une autre personne. Il est recommandé de changer de site à chaque injection.

Pour la technique pas à pas, voyez notre guide injection d’Ozempic, Wegovy et Mounjaro. Pour voyager avec vos stylos, consultez notre test de trousses isothermes.

Que se passe-t-il quand on arrête Mounjaro ?

L’essai SURMOUNT-4, publié dans le JAMA en janvier 2024, a répondu à cette question. Les 670 participants ont d’abord tous pris du tirzépatide pendant 36 semaines, avec une perte moyenne de 20,9 %. Puis ils ont été répartis au hasard : poursuite du traitement ou passage à un placebo pendant 52 semaines.

  • Ceux passés au placebo ont repris 14 % de leur poids.
  • Ceux qui ont continué ont perdu 5,5 % de plus.
  • Au bout de 88 semaines, 89,5 % des patients sous tirzépatide avaient conservé au moins 80 % de leur perte de poids, contre 16,6 % sous placebo.

En clair : l’obésité est une maladie chronique, et l’effet du médicament s’estompe à l’arrêt.

Faux Mounjaro, tirzépatide « de recherche », achats en ligne : quels risques ?

Les contrefaçons existent, y compris en Europe. En février 2026, l’agence britannique MHRA a signalé de faux stylos Mounjaro KwikPen 15 mg délivrés par une pharmacie de Birmingham. « Si vous avez l’un des stylos concernés, arrêtez immédiatement de l’utiliser », a déclaré la Dr Alison Cave, responsable de la sécurité de la MHRA (traduit par nos soins).

En Belgique, l’AFMPS met en garde contre les publicités sur les réseaux sociaux : « Lorsque les analogues du GLP-1 sont vendus en ligne sans ordonnance, il s’agit toujours de produits falsifiés qui présentent potentiellement des risques très élevés pour l’utilisateur. »

Quant au tirzépatide vendu en flacons ou en poudre « pour la recherche » ou « non destiné à la consommation humaine » : ce n’est pas un médicament. Eli Lilly a rapporté avoir trouvé dans des produits de ce type des contaminations bactériennes, des impuretés élevées et, dans un cas, de l’alcool de sucre à la place du principe actif. « Les gens ne devraient jamais s’injecter de produits étiquetés “à usage de recherche uniquement” ou “non destinés à la consommation humaine” », écrit le laboratoire (traduit par nos soins).

Seule voie sûre : une prescription médicale et une délivrance en pharmacie. Pour repérer un stylo suspect : reconnaître les faux stylos Ozempic, Wegovy et Mounjaro.

Les questions à poser à votre médecin

  • Est-ce que je fais partie des personnes pour qui Mounjaro est autorisé, et suis-je éligible au remboursement ?
  • Quels bénéfices puis-je raisonnablement attendre dans ma situation ?
  • Quels effets secondaires dois-je surveiller, et quand dois-je vous appeler ?
  • Ma contraception reste-t-elle efficace avec ce traitement ?
  • Mes autres médicaments sont-ils compatibles ?
  • Combien de temps le traitement doit-il durer, et que se passera-t-il à l’arrêt ?
  • Quel accompagnement nutritionnel et quelle activité physique me conseillez-vous ?

Ce qu’il faut retenir

  • Mounjaro (tirzépatide) agit sur deux récepteurs, GIP et GLP-1. Il est autorisé dans l’UE dans le diabète de type 2 et la gestion du poids.
  • Dans SURMOUNT-1, la perte de poids moyenne a atteint 20,9 % à la plus forte dose testée, et SURMOUNT-5 l’a montré plus efficace que le sémaglutide sur le poids.
  • Les effets indésirables les plus fréquents sont digestifs. Attention à la contraception orale, à la grossesse et aux anesthésies.
  • En France, remboursement à 65 % depuis le 15 juin 2026 pour une obésité sévère et sous conditions strictes ; en Belgique, remboursement dans le diabète seulement.
  • À l’arrêt, le poids revient en grande partie (SURMOUNT-4).
  • Jamais de Mounjaro sans ordonnance ni de tirzépatide « de recherche ».

Pour aller plus loin : notre FAQ sur les GLP-1 et les nouveaux traitements en développement.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre Mounjaro et Ozempic ?

Ozempic contient du sémaglutide, qui agit sur le seul récepteur du GLP-1. Mounjaro contient du tirzépatide, qui agit à la fois sur les récepteurs du GIP et du GLP-1. Ozempic est autorisé dans le diabète de type 2 ; Mounjaro l’est dans le diabète de type 2 et la gestion du poids.

Mounjaro est-il remboursé en France ?

Oui, depuis le 15 juin 2026, à 65 %, mais sous conditions : IMC ≥ 40, ou ≥ 35 avec une comorbidité, après échec d’une prise en charge nutritionnelle, et première prescription par un médecin habilité (centre de l’obésité, CHU…). Il est aussi remboursé dans le diabète de type 2 sous conditions. Hors de ce cadre, il reste à la charge du patient.

Mounjaro est-il remboursé en Belgique ?

Uniquement dans le diabète de type 2, depuis le 1er juillet 2025, sous conditions et avec l’autorisation du médecin-conseil de la mutualité. Il n’est pas remboursé dans l’obésité.

Combien coûte Mounjaro ?

En France, les prix publics fixés en juin 2026 vont de 176,10 € à 433,80 € par stylo de quatre doses selon le dosage. En Belgique, Test-Achats indiquait en octobre 2025 entre 179 € et 411 € par mois selon le dosage.

Mounjaro fait-il perdre plus de poids que Wegovy ?

Dans l’essai SURMOUNT-5, financé par Lilly, la perte de poids moyenne a été de 20,2 % avec le tirzépatide contre 13,7 % avec le sémaglutide après 72 semaines. Ce sont des moyennes : le choix dépend aussi de la tolérance, du profil et du remboursement.

Mounjaro rend-il la pilule moins efficace ?

Mounjaro ralentit la vidange de l’estomac. Au Royaume-Uni, l’agence MHRA recommande aux femmes en surpoids qui le prennent avec une pilule d’utiliser aussi une contraception non orale, surtout pendant les quatre semaines après le début et après chaque augmentation de dose. Demandez conseil à votre médecin.

Reprend-on du poids à l’arrêt de Mounjaro ?

Oui, en grande partie. Dans l’essai SURMOUNT-4, les participants passés au placebo ont repris 14 % de leur poids en un an, alors que ceux qui ont poursuivi le traitement ont continué à perdre du poids.

Peut-on acheter Mounjaro en ligne ou du tirzépatide « de recherche » ?

Non. Mounjaro est un médicament sur ordonnance délivré en pharmacie. Selon l’AFMPS, les analogues du GLP-1 vendus en ligne sans ordonnance sont toujours des produits falsifiés. Le tirzépatide « pour la recherche » n’est pas un médicament et peut être contaminé.

Sources

Page d’information mise à jour régulièrement. Elle ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien, ni la notice de votre médicament. Avertissement médical.

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