Le survodutide, développé par l’allemand Boehringer Ingelheim et le danois Zealand Pharma, a livré le 1er octobre 2026 de nouveaux résultats de phase 3. Efficace, il soulève toutefois des questions sur sa tolérance.
Ce qu’il faut retenir
- Jusqu’à −13,1 % de poids en 76 semaines contre −3,1 % sous placebo
- 755 adultes atteints de diabète de type 2
- 18 % d’arrêts pour troubles digestifs à la dose la plus forte
- Double action : GLP-1 et glucagon, également étudiée dans la maladie du foie gras
Les résultats de SYNCHRONIZE-2
Chez des personnes en surpoids ou obèses atteintes de diabète de type 2, le survodutide a permis une perte de poids moyenne allant jusqu’à 13,1 %. Près de 8 patients sur 10 ont perdu au moins 5 % de leur poids, et l’hémoglobine glyquée a baissé jusqu’à 1,2 point.
Le point noir : la tolérance
À la dose la plus élevée, 18 % des participants ont arrêté le traitement à cause d’effets indésirables digestifs, contre 1,2 % sous placebo. C’est nettement plus que ce qui est observé avec le tirzépatide dans des populations comparables. La presse spécialisée s’interroge sur la place que pourra trouver la molécule.
Une molécule pensée aussi pour le foie
Comme le rétatrutide, le survodutide agit sur le récepteur du glucagon, ce qui favorise la combustion des graisses par le foie. Il est développé dans la stéatohépatite non alcoolique (MASH), une maladie du foie gras très liée à l’obésité.
Comprendre les effets indésirables de cette famille : notre dossier complet.
Sources
- Zealand Pharma, communiqué SYNCHRONIZE-2, 1er octobre 2026.
- European Biotechnology, analyse.
Article publié à titre d’information, il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Avertissement médical.
