Le brevet du sémaglutide a expiré dans plusieurs pays en 2026. Les premières copies d’Ozempic arrivent sur le marché, avec des prix en baisse et des débuts parfois chaotiques.
Ce qu’il faut retenir
- Canada : génériques disponibles, mais trois rappels de lots en août 2026
- Brésil : cinq nouveaux stylos autorisés en juillet 2026, environ 30 % moins chers
- Europe : la molécule reste protégée, sans génériques avant le début des années 2030
- En France, aucun sémaglutide générique n’est autorisé
Au Canada, des débuts difficiles
Premier pays du G7 à autoriser des copies de sémaglutide, le Canada a connu trois rappels en un mois. Santé Canada a signalé un stylo dosé à 4 mg dans une boîte étiquetée 2 mg, une impureté hors spécification sur des lots d’un fabricant, et un stylo d’un autre laboratoire pouvant délivrer une dose bien plus élevée que prévu. Le prix de gros de ces génériques est environ trois fois inférieur à celui de l’Ozempic.
Au Brésil, une baisse de prix attendue
Le brevet y a expiré en mars 2026. L’agence brésilienne Anvisa a autorisé fin juillet cinq nouveaux stylos, dont un commercialisé par le groupe européen Sandoz, avec des prix attendus environ 30 % inférieurs à ceux de l’original.
Et en Europe ?
Dans l’Union européenne, le sémaglutide reste protégé par des brevets et certificats complémentaires jusqu’au début des années 2030. Aucun générique n’est donc attendu à court terme en France ou en Belgique.
Attention aux « génériques » vendus en ligne
Les produits présentés comme du sémaglutide générique sur Internet ne sont pas des médicaments autorisés en Europe. Les rappels canadiens montrent que même des génériques autorisés peuvent connaître des problèmes de qualité : les produits non contrôlés présentent des risques bien plus grands. Lire notre guide pour reconnaître un faux stylo.
Sources
- Santé Canada, rappel pour impureté, août 2026.
- Santé Canada, rappel pour erreur de stylo, août 2026.
- The Rio Times, l’Anvisa autorise cinq stylos, 2026.
Article publié à titre d’information, il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Avertissement médical.
