Le 28 août 2026, l’agence américaine du médicament a autorisé le tirzépatide (Mounjaro) à revendiquer une réduction du risque cardiovasculaire. Un argument jusque-là surtout associé au sémaglutide.
Ce qu’il faut retenir
- Essai SURPASS-CVOT : 13 299 patients suivis environ 4 ans
- Comparaison directe avec le dulaglutide (Trulicity), un autre GLP-1
- Événements cardiovasculaires majeurs : −8 % par rapport au dulaglutide
- Statut européen de cette indication non annoncé à ce jour
Un essai inédit
SURPASS-CVOT est le premier grand essai cardiovasculaire à comparer directement deux traitements de la famille des incrétines, plutôt qu’un traitement contre placebo. Chez des diabétiques de type 2 à risque cardiovasculaire, le tirzépatide a réduit de 8 % le risque d’infarctus, d’AVC ou de décès cardiovasculaire par rapport au dulaglutide, lui-même reconnu pour son bénéfice cardiaque.
Ce que ça change
Jusqu’ici, le sémaglutide disposait d’un avantage avec l’essai SELECT, qui avait montré une baisse de 20 % des événements cardiovasculaires chez des personnes en surpoids sans diabète. Le tirzépatide dispose désormais lui aussi de données cardiovasculaires solides, ce qui pèsera dans les choix de traitement. Voir notre comparatif Wegovy ou Mounjaro.
Et en Europe ?
Une demande de modification de l’autorisation européenne est probable, mais aucune décision n’a été annoncée à ce jour.
Sources
- Eli Lilly, communiqué FDA, 28 août 2026.
Article publié à titre d’information, il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Avertissement médical.
