Faux Ozempic, Wegovy, Mounjaro : comment savoir si votre stylo est un faux

Les faux stylos se multiplient en Europe, avec de vrais risques pour la santé. Les signes qui doivent vous alerter, les alertes officielles, et que faire si vous en avez acheté un.

Médicaments en comprimés et gélules

Le succès des GLP-1 a créé un énorme marché de contrefaçons. Faux stylos chez des grossistes européens, sites illégaux, patchs et anneaux « GLP-1 » : voici comment se protéger.

Les alertes officielles

  • Octobre 2023 : l’Agence européenne des médicaments signale de faux stylos Ozempic 1 mg chez des grossistes en Allemagne, en Autriche et au Royaume-Uni.
  • Juin 2024 : l’OMS alerte sur des faux Ozempic au Brésil, au Royaume-Uni et aux États-Unis.
  • Septembre 2025 : l’ANSM alerte sur la forte hausse des faux GLP-1 vendus en ligne, sur des sites qui utilisent frauduleusement ses logos.
  • 2025-2026 : l’ANSM prend une série de mesures de police sanitaire contre des sites vendant des patchs, solutions orales, anneaux nasaux et stylos « rétatrutide », « tirzépatide » ou « sémaglutide ». Les analyses n’y ont trouvé aucun GLP-1.
  • Février 2026 : l’agence britannique signale de faux Mounjaro 15 mg utilisant un vrai numéro de lot… d’un stylo 7,5 mg.

Les signes qui doivent alerter

  • Le circuit d’achat : en France, ces médicaments ne sont délivrés qu’en pharmacie, sur ordonnance. Tout achat sur un site, un réseau social ou une messagerie est suspect.
  • Le prix : un tarif nettement inférieur au prix officiel.
  • L’emballage : impression de mauvaise qualité, fautes d’orthographe, étiquette mal collée.
  • Le stylo : graduation anormale, aspect différent, bouton de dose qui se détache.
  • Le lot : un numéro de lot qui ne correspond pas au dosage indiqué. Les faussaires copient de vrais numéros.
  • La forme : il n’existe pas de GLP-1 en patch, en gouttes ou en anneau nasal.

Que faire en cas de doute ?

  1. Ne pas utiliser le produit.
  2. Montrer le stylo à un pharmacien.
  3. En cas de symptômes après une injection, consulter un médecin.
  4. Déclarer tout effet indésirable sur le portail de signalement et signaler le site sur Pharos.
  5. Pour acheter en ligne, vérifier que la pharmacie figure sur la liste de l’Ordre des pharmaciens.

À lire aussi : l’alerte de l’ANSM sur les peptides vendus en ligne.

Sources

Article publié à titre d’information, il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Ne modifiez jamais un traitement sans avis médical. Avertissement médical.

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