Ozempic est devenu synonyme de perte de poids. Pourtant, en France, il n’est autorisé que dans le diabète de type 2. Voici les règles, et pourquoi Wegovy est l’option prévue pour l’obésité.
Ozempic et Wegovy : même molécule, usages différents
Les deux contiennent du sémaglutide. Ozempic est indiqué dans le diabète de type 2, avec une dose maximale plus basse. Wegovy est indiqué dans l’obésité et le surpoids avec complications.
Ce que dit la réglementation
- Depuis le 1er février 2025, le médecin doit remplir un formulaire de justification pour qu’Ozempic soit remboursé : il y atteste que le patient est atteint d’un diabète de type 2 insuffisamment contrôlé. Sans ce formulaire, le médicament n’est pas pris en charge.
- L’ANSM rappelle que l’utilisation d’Ozempic pour perdre du poids constitue un mésusage. Selon l’Assurance maladie, environ 1,5 % des patients sous Ozempic seraient concernés, un chiffre que l’ANSM juge probablement sous-estimé.
- Les tensions d’approvisionnement qui avaient limité les nouveaux traitements ont pris fin en juin 2025.
Pourquoi ce mésusage pose problème
Il a contribué aux pénuries qui ont privé des patients diabétiques de leur traitement. Il expose aussi à des effets indésirables sans le suivi médical prévu pour l’obésité. Et il alimente un marché parallèle de stylos contrefaits.
L’alternative légale
Pour une obésité, le traitement prévu est Wegovy ou Mounjaro, remboursés depuis juin 2026 sous conditions. Voir les prix et les conditions.
Sources
- ANSM, reprise des initiations d’Ozempic et Victoza, juin 2025.
- ANSM, surveillance des effets indésirables et mésusages, 2026.
- Ameli, formulaire de prescription d’Ozempic.
Article publié à titre d’information, il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Ne modifiez jamais un traitement sans avis médical. Avertissement médical.
