Wegovy et Mounjaro remboursés : avez-vous droit au remboursement ?

Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro sont remboursés à 65 % en France. Mais tout le monde n'y a pas droit : poids, maladies associées, médecin prescripteur… Les critères pour savoir si vous êtes concerné.

Billets et pièces en euros

C’était attendu depuis des années. Les deux traitements anti-obésité phares, Wegovy (sémaglutide) et Mounjaro (tirzépatide), sont pris en charge par l’Assurance maladie depuis la mi-juin 2026. Mais tout le monde n’y a pas droit.

Un remboursement à 65 %

Les arrêtés ont été publiés au Journal officiel le 28 mai 2026, pour une prise en charge effective à partir du 15 juin. Le taux de remboursement est de 65 %, porté à 100 % pour les patients en affection de longue durée.

Qui est concerné ?

  • Les adultes avec un IMC d’au moins 40 ;
  • ou un IMC d’au moins 35 associé à au moins une complication liée au poids (diabète de type 2, hypertension, apnée du sommeil, maladie du foie, etc.) ;
  • après une prise en charge nutritionnelle structurée d’au moins six mois ayant entraîné une perte de poids inférieure à 5 %.

Qui peut prescrire ?

La première prescription remboursée est réservée à des médecins exerçant dans des structures spécialisées dans l’obésité : centres spécialisés, centres hospitaliers universitaires ou établissements de soins de suite spécialisés. Un médecin généraliste ne peut pas initier un traitement remboursé.

Combien ça coûte ?

Selon le dosage, comptez environ 147 à 195 euros par mois pour Wegovy et 176 à 434 euros par mois pour Mounjaro, avant remboursement. Hors critères, ces traitements restent à la charge du patient.

Ce que ça change

Le remboursement ouvre l’accès à des patients qui n’avaient pas les moyens de financer un traitement au long cours. Il devrait aussi détourner une partie des patients des circuits parallèles, où circulent des stylos contrefaits. Mais les critères restreignent l’accès aux formes d’obésité les plus sévères, et les spécialistes rappellent qu’une reprise de poids est fréquente à l’arrêt du traitement.

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Article publié à titre d’information, il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Avertissement médical.

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